«Dans les circonstances, le plus de transparence [possible] sera bienvenu. On a communiqué ce matin avec M. Bédard. Il refuse. On est en train de regarder avec nos avocats, si on peut le faire quand même», a lâché Régis Labeaume, en point de presse mardi midi, juste avant le dîner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, au Château Frontenac.
Interrogé à savoir si Jacques A. Bédard a été congédié, le maire de Québec a rappelé que l’ex-directeur «a décidé de partir, il a donné sa lettre de démission». M. Bédard a eu droit à quatre semaines de compensation, tel que stipulé dans le contrat.
Perte de contrôle
Selon le FM 93, dans sa lettre, M. Bédard s’inquiète notamment de la perte de contrôle du projet et des tentatives de collusion dans l’octroi de contrats. «Je ne suis pas garant de ce que M. Bédard a écrit. Le dossier est sous contrôle depuis qu’il est à 400 M$. On avait besoin de quelqu’un comme M. [Claude] Rousseau pour serrer la vis», a répliqué Régis Labeaume.
Le maire de Québec s’est voulu rassurant en ajoutant que la question de la contamination était réglée et qu’un travail est accompli en ce moment pour trouver la meilleure solution possible pour la façade. «Tout est sous contrôle», a-t-il répété à plus d’une reprise, ajoutant du même souffle que plusieurs spécialistes de la construction font partie du comité directeur.
«Je veux rendre la lettre publique au plus sacrant! Je suis prêt à la transparence totale.» -
Prochain dirigeant
Des démarches sont en cours pour trouver un nouveau dirigeant à l’amphithéâtre multifonctionnel. Sans préciser le moment de l’embauche du prochain grand manitou du projet, Régis Labeaume a indiqué qu’un comité de sélection – dont fait partie François Picard, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec – a été formé.
«On fait ça dans les règles de l’art. Même les gens qui sont arrivés deuxième, troisième, lors du recrutement, seront appelés», a-t-il ajouté.
Au moment de diffuser ces lignes, l’administration Labeaume attendait toujours le feu vert de ses avocats pour rendre publique la lettre de Jacques A. Bédard.
Groupe Québec Hebdo.

