C’est ce que la députée a déclaré lors d’un point de presse qui a eu lieu au Patro de Charlesbourg en présence des représentantes d’organismes concernés par cette question, dont Nathalie Igonène de Violence-Info et Caroline Paquin du Comité d’aide aux femmes sourdes. On notait aussi la présence de représentantes de Rose du Nord et de quelques autres organismes.
«Encore une fois, la décision du gouvernement actuel démontre un mépris ultime envers les femmes, a dénoncé Anne-Marie Day. La non-pertinence économique de la coupure saute aux yeux, car la prévention permet plutôt de faire des économies en santé. Ce n’est cependant pas surprenant en ce sens que le gouvernement nous a habitués à son peu d’égards envers la question de l’équité. Pensons à l’élimination des fonds destinés aux groupes de plaidoyer pour les femmes, à la fermeture de 12 des 16 bureaux de Condition féminine Canada ou encore plus récemment, en laissant un de ses députés déposer une motion visant à rouvrir le débat sur l’avortement.»
Pour Mme Day, le programme maintenant disparu visait à l’établissement de données probantes, d’informations sûres et non partisanes qui étaient nécessaires à de nombreuses organisations féminines pour remplir leur mission, notamment en prévention.
«Ces données étaient cruciales pour établir des stratégies d’interventions pertinentes pour des enjeux cruciaux concernant la santé des femmes, d’ajouter la députée. Je pense entre autres ici à l’hypersexualisation des jeunes filles, au rapport du corps et de l’image de soi, à la contraception, aux enjeux de la santé autour de la chirurgie plastique, à la santé gynécologique et reproductive, à l’homosexualité féminine, etc. C’est ni plus ni moins une atteinte à des droits acquis depuis de nombreuses années déjà. Le gouvernement abdique donc ses responsabilités en matière d’égalité des sexes en plus de trahir les promesses faites ces dernières années.»
Pour Nathalie Igonène de Violence-Info, il est plus que temps que les femmes se mobilisent pour contrer les intentions des Conservateurs envers elles.
«Ces décisions sont incompréhensibles en ce sens que nous sommes des citoyennes qui paient taxes et impôts comme tous les Canadiens, mais qui voient pour autant leurs services diminués, de dire la directrice générale de Violence-Info. À ce que je sache, la prévention en santé permet de réaliser des économies de coûts. Il me semble qu’elle devrait être au centre des préoccupations de notre gouvernement. Pour toutes ces raisons, nous devons tout tenter pour faire changer d’avis nos décideurs fédéraux.»
Charlesbourg Express, membre du Groupe Québec Hebdo

