«Des gens en profitent pour nourrir des chevreuils et les tirer ensuite à l’arbalète», déplore le conseiller de Neufchâtel. «L’avis juridique de Giasson et Associés de décembre dernier demande d’amender le règlement RDQ 1091. La réglementation sur le tir au fusil est de compétence municipale. Depuis 2003, on peut légiférer et avoir gain de cause, si débattu. Ça pourrait même être au prochain conseil municipal», avance M. Paquet.
«On va tout faire pour avoir un projet de règlement qui convienne au conseil municipal. On va élaborer le règlement le plus vite possible à partir de deux, trois cas et demander au Service de l’Environnement de la Ville de s’informer à la Fédération [québécoise] de la faune. Le fait de demander à la Fédération n’a pas pour but de retarder le processus législatif», assure Alain Marcoux, directeur de la Ville de Québec.
Le maire de Québec Régis Labeaume s’est dit sidéré d’apprendre la présence de chasseurs dans les parcs Chauveau et du Mont-Bélair. La Ville de Québec est en train d’acquérir ce dernier, morceau par morceau. «Qu’on puisse légiférer au plus sacrant pour interdire la chasse dans les parcs de Québec!», a lancé M. Labeaume.
Gérald Poirier a ajouté que la chasse se pratique aussi dans le parc linéaire de la rivière Saint-Charles. Le conseiller du district Duberger-Les Saules s’est avancé à dire que «s’il y a bien une nation qui peut chasser, c’est la nation huronne-wendate». «Avec le changement de la loi indienne, il y aura plus de 1 000 personnes qui vont s’ajouter à la communauté», a-t-il noté.
Le maire Labeaume a rapidement répliqué qu’il faut user de doigté et de finesse dans les commentaires à ce sujet. «C’est dire que les Premières Nations pourraient chasser sur nos parcs. La nation huronne-wendate est sensée. Elle n’a pas l’intention de chasser sur la ville de Québec, à part sur son territoire. Je vais m’entretenir avec le chef Conrad Sioui», a-t-il affirmé. (V.D.)

