Lac-Beauport dans la mire du député Gérard Deltell

Isabelle
Isabelle Chabot
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Rencontre dans le cadre du début de la session

Maintenant que l’axe Est-Ouest fait partie des missions accomplies, le député de Chauveau et chef du Parti de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, garde le cap et se tourne vers Lac-Beauport.

La municipalité vit un boom démographique important. Ce printemps, le gouvernement du Québec a donné le feu vert à la construction d’une nouvelle école primaire de 350 places à Stoneham-et-Tewkesbury. L’accueil des élèves pourrait s’effectuer au courant de l’année 2012-2013. L’emplacement pourrait être déterminé d’ici le prochain mois, selon la Commission scolaire des Premières-Seigneuries.

«Tant mieux, mais ça amène des obligations. Il y a eu une annonce concernant une nouvelle école primaire à Stoneham-et-Tewkesbury. On sent qu’il y a un surnombre qui pèse beaucoup à Lac-Beauport. On a fait des rencontres avec le maire et on prépare des choses», affirme M. Deltell. Ce dernier envisage des solutions à long terme. La construction d’infrastructures doit être pensée sur une période d’une trentaine d’années afin de prévoir le futur et la surdemande scolaire.

Le député travaille également avec des intervenants de Lac-Beauport en vue de l’implantation d’un centre d’excellence de ski acrobatique. «On travaille à rétablir la situation et ramener ça à Lac-Beauport», certifie Gérard Deltell dénonçant la décision du gouvernement d’établir un centre de ski acrobatique dans les Laurentides.

Le dossier venant de se conclure en lien avec l’élargissement de la route 175 et l’expropriation de propriétaires a nécessité plusieurs rencontres et beaucoup d’énergie. «Il n’y a pas eu une semaine où je n’ai pas eu besoin d’intervenir jusqu’à cet été. C’est toujours déchirant l’expropriation. Ça amène toujours une question personnelle, de vie personnelle. Mais au-delà de ça, c’est de voir comment on peut aider ces gens-là dans la démarche administrative. C’est clair que l’on ne peut pas satisfaire tout le monde à 100%. La décision a été prise bien avant que j’entre en politique. […] Le travail du député est d’accompagner les gens.»

Partout dans le comté, de nouvelles constructions poussent comme des champignons et des familles s’y installent. «Je vois que la circonscription s’est embellie. On sent une nouvelle dynamique. On sent que les commerces en profitent», se réjouit M. Deltell. Il qualifie sa circonscription de minimosaïque culturelle soulignant la présence de trois communautés se côtoyant: autochtone, anglophone et francophone. Il cite en exemple également la présence de manufactures diverses. «On a un savoir-faire ici qui n’existe pas ailleurs et qu’on doit préserver. […] Ce que je remarque là dedans, c’est qu’il faut s’adapter. […] Ces gens-là font preuve d’un très grand pragmatisme», note M. Deltell à la suite de visites d’usines dans le secteur.

À ce sujet, le député provincial de Chauveau, Gérard Deltell, compte rencontrer formellement les six maires et les quatre conseillers municipaux de la circonscription comme il le fait deux fois par année habituellement. «Souvent ce sont des dossiers qu’il faut traiter de longue haleine. Ce que l’on voit, c’est que les municipalités sont très professionnelles, j’entends être le plus présent dans le comté, mais il faut être présent dans des rencontres plus formelles», explique-t-il.

Le dossier de l’église rose demeure dans les cartons du député de Chauveau. L’Église de Sainte-Marie-Médiatrice appartient à la fabrique. Ayant accompagné le comité de citoyens s’opposant à la démolition et les gens dans le projet de construction d’un bâtiment résidentiel, il a rencontré l’an passé le maire de Québec, Régis Labeaume, pour lui faire part des préoccupations des citoyens. «Oui, on peut accepter que ça soit des résidences à densité, mais il faut protéger aussi la texture urbaine», mentionne-t-il tout en prenant en considération l’espace disponible à l’école Château-d’Eau à proximité de l’église d’où le besoin d'amener les familles.

Et la rue Racine?

«Il faut la faire vivre par le piéton. Les gens y passent en auto, mais ne s’y arrêtent pas», déplore-t-il. Selon lui, les piétons doivent s’approprier la rue Racine. Le concept de la Boîte animée est excellent, fait remarquer l’élu de Chauveau qui fonde beaucoup d’espoir sur la caractéristique piétonnière. L’idée n’est pas d’interdire la circulation, mais d’encourager la présence des marcheurs sur l’artère. «Il faut que les gens s’arrêtent pour apprécier la rue. Il faut chercher la qualité. Le maillage doit continuer à se faire entre Wendake et Loretteville [en matière de tourisme]. Il faut les amener à vivre sur la rue Racine», conclut-il. L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Organisations: Commission scolaire des Premières-Seigneuries, Église de Sainte-Marie-Médiatrice, école Château-d’Eau Québec Hebdo

Lieux géographiques: Lac-Beauport, Québec, Stoneham Laurentides Rue Racine Wendake Loretteville

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