Élue en mai dernier, la députée de Louis-Saint-Laurent a vécu les derniers mois de façon plus sereine, et ce, après le rythme effervescent des formations de juin dernier. «J’étais contente d’avoir fait [une partie du travail] en juin», mentionne la néo-démocrate. La rentrée parlementaire, en septembre, n’a cependant pas été de tout repos puisqu’il y a eu un grand absent. Le décès du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, a marqué le retour à la Chambre des communes. Composer avec la perte de leur chef et avec un gouvernement majoritaire sont des facteurs ayant nécessité plus d’adaptation pour les nouveaux élus néo-démocrates.
Alexandrine Latendresse a reçu la responsabilité de participer au comité Procédure et affaires de la Chambre. Ce groupe a pour principale tâche la gestion démocratique et regroupe des néo-démocrates et des conservateurs. Son travail a d’ailleurs été reconnu par ses pairs conservateurs. «Comme on a un comité pas très partisan, c’est très cordial, reconnaît-elle. Il y a un consensus. Plusieurs conservateurs m’ont félicité sur mon travail, ils ont souligné la collaboration que nous avions et même certains l’ont dit en Chambre. C’est gentil de leur part.» Ce comité constitue l’une de ses tâches coups de cœur à Ottawa. Elle apprend en compagnie de ses collègues néo-démocrates le whip en chef de l'Opposition, Chris Charlton, le whip adjoint de l’opposition, Phil Toone, le leader parlementaire de l’opposition Joe Comartin. «Je suis avec des gens expérimentés», poursuit-elle un peu impressionnée.
«J’aime beaucoup le travail de comité parce que c’est là que tu discutes vraiment plus en profondeur. Les débats en Chambre, la période de questions, moi personnellement, je trouve ça un peu enfantin des fois, ça se crie après. Ce n’est pas tellement mon carré de sable», confie la députée ayant ravi le siège de Josée Verner aux dernières élections. Un moment ayant tout de même marqué la session à la Chambre est le discours d’une dizaine de minutes qu’elle a fait lors du procès de l’opposante ukrainienne, Ioulia Timochenko. «J’ai eu beaucoup de retours de la part de la communauté ukrainienne», se rappelle-t-elle.
Une deuxième session dès la fin du mois de janvier.
La députée de néo-démocrate de Louis-Saint-Laurent reprendra la route vers Ottawa aux alentours de la fin du mois de janvier. Comme la majorité des députés, Alexandrine Latendresse apprécie particulièrement le contact avec ses électeurs. Ces derniers peuvent suivre leur élue via Facebook et Twitter. Au printemps, le site Internet de la députée devrait être davantage alimenté. «On est allé par étape», justifie-t-elle. Les besoins financiers des familles préoccupent particulièrement Alexandrine Latendresse. «Souvent lorsque l’on fait du porte-à-porte, la grande majorité nous parle, pour les familles, de la difficulté à joindre les deux bouts, note-t-elle. C’est là-dessus que je me suis dit que j’allais travailler. C’est important de donner des outils à ces gens-là afin qu'ils puissent améliorer leur qualité de vie.»
Elle aimerait également voir une amélioration du transport en commun qui selon elle, serait plus attirant. Elle suivra de près les dossiers du bruit à l’aéroport de l’importante hausse de taxes à L’Ancienne-Lorette et de la probable fermeture du bureau de poste de L’Ancienne-Lorette. L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

