Quand ça va mal en politique

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. . . . ça va mal!

Prenons la belle circonscription de Laval-les-Îles, un bastion libéral depuis le temps qu’Adam se promenait en culottes courtes.

Le problème a commencé la veille des élections, quand la député sortante Raymonde Folco a décidé soudainement d’annoncer sa retraite.

Tu parles d’une affaire! Juste comme ça, à la dernière minute, la veille des élections. Bye-bye Parti libéral.

Le Parti libéral a vite nommé, sans arrière-pensée, Me Karine Joizil, une avocate en droit commercial, associée au grand cabinet juridique Fasken Martineau de Montréal.

Joizil n’est pas n’importe qui. Non seulement est-elle une excellente avocate, elle est mère de famille et active également dans la communauté haïtienne de Montréal, en plus d’être une ancienne vice-présidente du Parti libéral du Québec.

 

A première vue, c’était un excellent choix, surtout dans un comté très libéral ou en 2008 la députée sortante Folco avait fini avec 40 % du vote, suivi de loin par le Bloc à 23 % et le conservateur à 21 %.

Mais le choix n’a pas fait la joie de certains membres de la communauté grecque qui aurait préféré qu’une ex-députée Eleni Bakopanos soit nommée candidate  plutôt que Joizil.

 

Ils voulaient quelqu’un de leur communauté grecque.  Après tout, il y a 30 000 canadiens d’origine grecque à Montréal.

Dans certains quartiers de Montréal on y tient farouchement à un ou une des nôtres.

En 2008 Bakopanos s’était présentée pour les libéraux dans Ahuntsic, mais avait perdu à la bloquiste Maria Mourani.

Certains Grecs de Laval-les-Îles ont signalé que la jeune avocate d’origine haïtienne est déjà mère de deux jumeaux. Et qu’elle est enceinte de nouveau.

L’affaire a tourné au vinaigre quand un travailleur d’élection libéral dans une autre circonscription a mis son mot dans la chicane, en publiant un courriel très insultant, sans qu’on lui demande.

 

«Pourquoi ne pas renvoyer ces fascistes en Grèce, a-t-il dit ? Ils y trouveront plein de personnes “d’origine grecque” pour qui ils pourront voter. »

Une injure comme celle-là n’a point aidé à tranquilliser l’affaire.

Le chef libéral Michael Ignatieff a visité le local électoral de l’avocate  Joizil pour constater les dégâts que ses libéraux s’étaient infligés eux-mêmes sans la moindre aide du NPD, ni du Bloc.

Comme si les libéraux n'avaient pas déjàassez de problèmes!

Ils disent bien qu’en politique, « quand ça va mal, ça val mal! »

 

 

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