Justin Trudeau n’a pas ça facile

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Les candidats « vedettes » risquent souvent la défaite.

Ce n’est pas toujours de leur faute. Certains se font ramasser par une vague qui va dans le mauvais sens. D’autre par contre, peuvent se faire élire à cause de leur renommée.

 

Prenons le beau comté industriel de Papineau, au plein cœur de Montréal, ou c’est la perpétuelle bataille entre le Bloc Québécois et le Parti libéral.

C’est ici que le député sortant Justin Trudeau, fils ambitieux du célèbre Premier ministre, mène une lutte dure contre la candidate bloquiste Vivian Barbot, une haïtienne d’origine, très populaire dans la circonscription.

Elle s’est fait élire en battant Pierre Pettigrew en 2006.  Deux ans plus tard, Trudeau arrive sur les lieues, et lui enlève le comté grâce à un immense effort, l’aide de sa mère Margaret et de son frère.

Tout allait bien pour lui au début de la campagne, assez bien qu’à la mi-campagne Trudeau soit allé à Toronto et à Vancouver pour aider d'autres candidats libéraux.

Définitivement un signe que les choses n'allaient pas trop mal pour lui.

 Mais tout d’un coup arrive la grande vague orange de Jack Layton et    soudainement Trudeau est retourner de vitesse à  Papineau.

Tournure inattendue. La lutte est chaude depuis.

Est-ce que le candidat NPD Marcos Tejada, un syndicaliste dévoué, peut enlever assez de votes de Trudeau et Barbot pour passer entre les deux, ou peut-il diviser le vote fédéraliste suffisamment pour permettre à Barbot de passer.

C’est impossible de le dire à ce point, et même si le NPD et arrivé un lointain troisième en 2008 avec seulement 8% du vote, cela ne veut rien dire lorsque le NPD a le vent dans les voiles cette année.

Si Trudeau ne passe pas dans Papineau cette élection, il n’y aura pas beaucoup de libéraux qui passeront à Montréal. C’est ce qu’on appelle un comté baromètre

Westmount Ville Marie est le comté de l’étoile montante libéral Marc Garneau. Mais cette année notre astronaute a deux universités anglophones, McGill et Concordia.

Cela pourrait être de mauvaise augure si les étudiants qui appuient souvent de préférence le NPD, décident de se rendre aux urnes en grands nombres. L’étoile montante pourrait vite devenir une étoile filante dans le firmament libéral.

York-Centre: Le libéral Ken Dryden, ancienne vedette des Canadiens de la LNH est un des libéraux les plus vulnérables en fin de campagne à Toronto. Sa circonscription est solidement libérale depuis presque 50 ans, mais Dryden a vu sa part du vote diminuer dans les trois dernières élections. On dit qu’on ne le voit pas assez souvent en Chambre ni dans à Toronto. 

La circonscription compte une importante population juive, et un appui solide du gouvernement Harper pour Israël pourrait nuire à Dryden. Une défaite de Dryden amènerait aux conservateurs leur première circonscription au cœur de Toronto depuis 1988.

Eglinton-Lawrence : La circonscription torontoise du Libéral Joe Volpe, ex-ministre de l'Immigration dans le gouvernement Paul Martin, est un bastion libéral depuis 1988.

Les conservateurs y ont mis le paquet pour se tailler au moins un siège à Toronto. Volpe est aux prises avec une défection de ses électeurs libéraux traditionnels, principalement d’origine juive et italienne.

Nunavut : C’est loin, dans le grand Nord, mais les trois principaux chefs de partis sont tous allés visiter cette élection. La Ministre de la Santé, Leona Aglukkaq affronte le libéral Paul Okalik, un ancien Premier ministre de ce vaste territoire de l'Arctique. Les néo-démocrates présentent un candidat sérieux dans la personne de Jack Hicks, un activiste social bien connu. Cela nous donne une lutte très chaude dans un coin du pays qui n’a pas toujours un excès de chaleur à ce temps-ci de l’année.

Ajax-Pickering : Une des jeunes vedettes des libéraux, Mark Holland, le flamboyant porte-parole libéral en matière de sécurité publique, fait face à une vedette conservatrice d’envergure, notre ancien ambassadeur en Afghanistan, Chris Alexander.

Holland, 36 ans, martèle le gouvernement Harper jour après jour à la Chambre des communes sur tout, de la construction des pénitenciers aux dépenses de sécurité du G8.

 

Simcoe-Grey (Ontario) Pas question d’oublier Helena Guergis. On en a assez parlé l’année dernière.  C’est  dans cette circonscription au nord de Toronto ou comme candidate indépendante Helena Guergis espère refaire sa carrière politique.  Harper l’a expulsée du caucus conservateur l'an dernier et refuse de la reprendre même si les allégations criminelles contre elle se sont révélées sans fondement.

Guergis, devra se battre contre la docteure Kellie Leitch, médecin chirurgien pour les enfants et membre de l'Ordre du Canada. Harper a mis le paquet pour faire battre Guergis, qu’il ne veut plus jamais revoir dans la politique. C’est dur parfois la politique.

 

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