«La dette continue d’augmenter, mais on l’avait prévu. La dette accumulée est en train de se stabiliser, elle devrait se rembourser en 2014-2015. On respecte notre cadre financier», a résumé le maire de Québec, Régis Labeaume.
En 2011, les revenus de la Ville de Québec sont de 1,216 G$ par rapport à des dépenses de 1,215 G$. Des éléments extrabudgétaires de 0,3 M$ augmentent le surplus de l’exercice à 2 M$. Le budget initial adopté était de 1,203 G$.
Déneigement
La Ville de Québec présente des revenus supplémentaires de 13,3 M$. Les principaux revenus supplémentaires proviennent de la cession d’actifs (3,9 M$), de l’imposition de droits, principalement de droits sur mutations immobilières (2,7 M$), ainsi que la compensation pour la gestion des matières recyclables (3,5 M$).
Quant aux dépenses, un excédent de 11,6 M$ est observé, dont 2,4 M$ d’économie liée au déneigement. «On a connu un hiver moins rigoureux, mais les résultats arrêtent au 31 décembre, à la moitié de l’hiver. Le reste va aller en 2012», a fait remarquer le maire de Québec.
Sécurité publique
Les autres écarts principaux dans les dépenses sont les suivants, soit 4,3 M$ venant des recours en dommage de biens, 5,7 M$ pour la rémunération des policiers (heures supplémentaires), ainsi que 2,9 M$ de dépenses supplémentaires liées au renouvellement de la convention collective des policiers, qui s’est réglée en milieu d’année.
«En sécurité publique, on a connu une année importante, que ce soit les indignés, le prince et la princesse ou la Saint-Jean, qui a coûté cher. Il a fallu déployer tous les policiers», a justifié Richard Côté, vice-président du comité exécutif et responsable de la sécurité publique à la Ville de Québec.
Politiques financières
Le fond de prévoyance que la Ville de Québec a mis sur pied suite au déficit de 2006 lui a servi, notamment pour venir en aide aux sinistrés des affaissements de terrains à Charlesbourg.
«Une réserve de 20 M$, c’est la cible à atteindre. (…) On a utilisé 600 000$ dans le fonds de prévoyance pour les trous à Charlesbourg. D’un autre côté, on commence à payer nos immobilisations comptant [à hauteur de 75%]. On commence à se faire un bas de laine», a souligné le maire de Québec.
Les politiques financières adoptées en 2011 prévoient notamment l’augmentation du montant des immobilisations payées comptant, la consolidation des réserves de fonds pour parer aux imprévus, la création d’un fonds d’amortissement pour le paiement accéléré de la dette et l’instauration de nouvelles balises dans la politique de gestion de la dette.
«L’étau se resserre»
Réagissant aux propos du maire Labeaume sur l’exercice financier 2011, le conseiller indépendant de Saint-Sacrement – Belvédère Yvon Bussières a souligné que le surplus de 2 M$ sur un budget de 1,2 G$ était bien mince.
«On a été habitués à des surplus de 20 M$, 30 M$ dans les dernières années. Le coussin de la ville, c’est le déneigement. Si on avait eu un hiver plus rigoureux, on n’aurait pas eu de surplus. L’étau se resserre», a-t-il illustré.
Selon M. Bussières, la Ville de Québec continue de s’endetter. «Le maire dit qu’il suit son plan de match par rapport aux normes qu’il s’est données. Je m’inquiète des dépenses en temps supplémentaire. L’événementiel nous coûte cher à Québec. J’espère qu’ils l’ont prévu cette année, car on va mobiliser tous les policiers à une fête familiale le 24 juin», a-t-il conclu.
Groupe Québec Hebdo.
