Nul doute pour la propriétaire de Médicina, Dr Anne Leclerc, il y a un intérêt auprès de la population. «Je crois que ça va être rapide. J’ai déjà trouvé un médecin prêt à faire le saut. Les gens ne veulent plus attendre pour un rendez-vous», explique Dr Leclerc ajoutant qu’il n’y aura pas chez elle la lourdeur bureaucratique du public.
Pour l’instant, la propriétaire de la clinique privée crée petit à petit sa clientèle. Une cinquantaine de personnes se sont inscrites depuis une semaine, dont la moitié lors de la porte ouverte. Les membres doivent payer un tarif annuel, puis débourser un coût lors de chacune des consultations. L’entreprise, de son côté, garantit l’obtention d’un rendez-vous dans un délai de 48 heures. Les non-membres pourront être soignés moyennant un coût plus élevé. L’objectif est de 500 patients par médecin.
«Le défi consistait à structurer les services pour que ce soit sain», commente Mme Leclerc. Cette dernière souhaitait une grille tarifaire la plus abordable possible, tout en offrant un meilleur salaire aux médecins.
Aux prises avec des conditions difficiles liées au milieu médical dans le secteur public, la femme d’affaires, originaire du Nouveau-Brunswick, a eu envie d’un nouveau défi. «[Quand j’ai déménagé à Québec], j’ai été confrontée à la lourdeur du système pour obtenir mon avis de conformité, affirme-t-elle. Je comprends les raisons du gouvernement, mais les moyens ne sont pas très constructifs.» Notamment pour cette raison, elle a choisi de fonder son entreprise afin de «travailler en complémentarité» avec le système déjà existant abandonnant ainsi la pratique publique.
Il s’agit d’une deuxième offre dans la région. À Lac-Beauport, la Clinique médicale Lacroix propose également de la médecine privée. D’ailleurs, l’entreprise annonce depuis le 16 mars sur son site Internet qu’une deuxième succursale ouvrira à Cap-Rouge. La Dr Julie Marois s’est jointe à l’équipe.
