Il y a quelques semaines, le projet du prolongement de la rue Lepire à Lac-Saint-Charles jusqu'au boulevard Valcartier était inscrit au Programme triennal d'immobilisations de la Ville de Québec au grand plaisir des citoyens et élus du secteur.
Ce lien aurait un effet positif sur toute la circulation dans l'arrondissement. Le transit des véhicules lourds dans les quartiers résidentiels diminuerait, l’accès à l’autoroute Henri-IV serait facilité de même que les déplacements de tous les véhicules d’urgence dans la couronne nord de Québec. Selon la division des transports de la Ville de Québec, le nouveau lien routier pourrait accueillir plus de 12 000 véhicules par jour.
Pourtant, il semble que le ministère des Transports n'en voit pas la nécessité. «Malgré les garanties de participation de près de 2M$ du gouvernement fédéral, confirmées par le député Daniel Petit, malgré que la Ville de Québec l'ait inscrit dans son PTI pour 2009 et 2010, malgré les demandes répétées de la population face à cet important chantier routier, Julie Boulet décide d'ignorer le consensus local, prétextant qu'il n'y a pas là une problématique intersectorielle! C'est là une démonstration flagrante de sa méconnaissance des dossiers régionaux!» a réagi Gilles Taillon, député de Chauveau.
Mis au fait de la tiédeur de la ministre, Steeve Verret, président de l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles, hésite à blâmer Mme Boulet. «La Ville n'a pas encore mené toutes les études de faisabilité et n'a pas encore approché les propriétaires concernés, donc je peux comprendre sa position à ce niveau. Toutefois, c'est en train de devenir une urgence.»
À ce sujet, M. Verret a rencontré son homologue du district de Val-Bélair, pour qui un lien est-ouest favoriserait le développement du Technopôle Défense et Sécurité. «De plus, la présence des sablières à Lac-Saint-Charles, l'accès à la base militaire et l'accélération de la densification de la circulation depuis l'ouverture de Robert-Bourassa sont tous des arguments qui plaident en la faveur d'un nouveau lien routier.»
MM. Taillon et Verret n'ont toutefois pas l'intention d'abandonner le dossier. Ils devraient rencontrer la ministre des Transports dans les prochaines semaines afin qu'elle puisse saisir «à quel point il est effectivement question d'un dossier qui a des répercussions sur l'ensemble du réseau de transport de notre secteur de la capitale nationale, précise le député de Chauveau. Tous les acteurs s'entendent pour constater les conséquences regrettables qu'aurait le report, sinon l'abandon total de ce chantier.»
«Nous devrons nous assurer que la ministre soit bien conscientisée sur l'importance d'un nouveau lien est-ouest pour le développement futur du secteur», renchérit M. Verret.
Axe est-ouest: la ministre des Transports se fait tirer l'oreille
Malgré un large consensus en faveur d'une nouvelle artère, il semble bien que la ministre des Transports ne croit pas en la nécessité d'ouvrir un axe est-ouest entre Lac-Saint-Charles et le boulevard Valcartier.
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