Appelés à combler au-delà de 7 000 postes dans les dix prochaines années, plusieurs représentants de l'industrie maritime s'étaient donné rendez-vous pour informer et attirer la relève chez eux avec des kiosques et des activités interactives qui ont ouvert les yeux à de nombreux jeunes sur les perspectives encourageantes d'emplois autant sur terre que sur mer.
Si l'industrie maritime fournit actuellement quelque 12 000 emplois directs, plusieurs postes d'officiers mécaniciens et d'officiers de navigation seront disponibles d'ici peu à de très bons salaires.
Une école de renommée internationale
Pour Audrey Navarre, responsable des communications et de la formation scolaire à l'Institut maritime du Québec, ce salon est devenu un incontournable.
«Nous sommes présents ici pour une deuxième année consécutive dans l'espoir d'allumer quelques jeunes sur des carrières malheureusement encore méconnues, L'Institut maritime du Québec est une école nationale unique qui bénéficie d'une renommée internationale avec cinq programmes de formation allant de la technologie de l'architecture navale, à la navigation, à la plongée professionnelle et aux techniques de génie mécanique de marine et de logistique du transport. Bien branché sur les besoins du marché du travail, l'institut propose des formations incluant des stages qui contribuent à l'amélioration de la qualité des apprentissages tout en permettant à l'élève d'évoluer dans un futur milieu de travail très bien rémunéré. De nombreux métiers de la navigation offrent des salaires de 50 000 $ et plus dès la fin des stages. C'est cela qui intéresse de plus en plus les jeunes et c'est à nous de les accrocher au passage pour se créer une relève pour le futur», a souligné Mme Navarre.
Présent aussi pour une deuxième fois au salon, le ministre délégué aux Transports du Québec, Norman MacMillan, a profité de l’occasion pour confirmer l’importance du secteur maritime qui contribue de façon tangible au développement économique de la province. M. MacMillan a alors annoncé une aide financière de 16 000 $ pour la tenue de l'événement.
De matelot à capitaine sur le Louis Jolliet
Qualifiée de plus importante compagnie de croisières-excursions au Canada avec ses 18 navires qui sillonnent le Saint-Laurent et le fjord du Saguenay, l'entreprise Croisières AML était également présente pour une seconde fois. «Pour travailler chez nous, on n'a pas besoin de suivre des cours à l'Institut maritime, car on offre aussi des métiers de la restauration; bar, serveurs, cuisiniers, plongeurs et matelots», a indiqué pour sa part la nouvelle conseillère en ressources humaines, Mélanie Demers.
En s'adressant aux nombreux jeunes des écoles secondaires qui ont visité le kiosque de l'entreprise, Mme Demers leur a raconté avec enthousiasme le parcours de Daniel Boisvert qui a débuté comme simple matelot et chef matelot, pour ensuite découvrir la passion pour le métier et devenir premier maître et finalement capitaine sur le Louis Jolliet.

