Le grand chef a le désire de décentraliser les pouvoirs en donnant aux chefs familiaux plus de responsabilités, des responsabilités qui iront dans le sens des compétences propres à chacun d’entre eux. De cette façon, Konrad Sioui croit que cette relation plus serrée entre le politique et l’administratif accélérera le dénouement des projets en cours, en plus de permettre à toute la nation de mieux en faire le suivi.
Le grand chef a aussi insisté sur la défense des droits des Hurons, que ce soit en matière de santé, d’éducation, d’économie ou de société. Le concept de lègue est aussi revenu souvent de la part des différents chefs, qui portent une attention particulière aux générations futures.
Konrad Sioui a réitéré son intention de munir la nation d’infrastructures sportives (piscine, centre multidisciplinaire), d’un parc industriel, et entrevoit même la possibilité d’un centre d’accueil pour personnes âgées afin de garder ceux-ci dans la réserve le plus longtemps possible, en mettant à leur disposition les soins médicaux essentiels à de telles installations.
On désire d’ailleurs maintenir le plus possible les argents de la réserve à l’intérieur de celle-ci en mettant l’accent sur l’entrepreneuriat local. M. Sioui a donné l’exemple de certaines réserves canadiennes dont 92 cents par dollar entrant sont investis à l’extérieur de la réserve, ce qui a fait dire au grand chef que «le dollar huron vaut huit cents». La situation dans la réserve de Wendake n’est toutefois pas aussi alarmante, selon lui.
Lors de cette soirée où ont été salués les anciens grands chefs de la nation, Max Gros-Louis brillait par son absence. L’actuel grand chef a d’ailleurs été prudent, ne mentionnant à aucun moment le nom de l’ex-grand chef, battu le 31 octobre dernier.
Vent de changement à Wendake
C’est lors d’une cérémonie d’assermentation empreinte d’émotion et de symboles hurons que le nouveau grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui, a été assermenté, hier soir à l’hôtel-musée de Wendake. Le nouvel élu désire entreprendre ce mandat de quatre ans dans une attitude de «changement dans la continuité».
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