«Nous avons l’intention de documenter plus à fond et de faire valoir la revendication de notre nation sur la rive sud du Grand Fleuve», a mentionné le Grand Chef Max «One-Onti» Gros-Louis. Les Hurons sont à faire étudier les territoires qu’ils ont occupés par le passé, leur «territoire ancestral et coutumier».
Le conseil de la Nation a d’ailleurs mis en place le Bureau des négociations-revendications. Il aura pour mandat de faire «valoir les droits territoriaux de la Nation huronne-wendat et de superviser dans une approche globale et intégrée tous les dossiers de négociations et de revendications de la Nation», a indiqué M Gros-Louis par voie de communiqué.
Outre le territoire du Nionwentsïo, les Hurons ont aussi des revendications pour la Seigneurie de Sillery et la réserve de Rockmont. L’agrandissement du territoire de Wendake, les négociations sur la chasse, l’harmonisation de la Nation avec différents acteurs dont le gouvernement du Québec, du Canada et avec les compagnies forestières font aussi partie des plans pour le Bureau des négociations-revendications.
En conférence de presse, le Grand Chef a spécifié qu’il ne veut pas entrer en guerre avec qui que ce soit.
Certains membres de la communauté huronne-wendat ont d’ailleurs déjà pris des moyens pour occuper le territoire de Nionwentsïo. Quelques chalets ont été érigés dans la réserve faunique des Laurentides. Ni le Grand Chef, ni le ministère des Ressources naturelles et de la Faune ne cautionnent ces installations dans un emplacement protégé où les constructions sont interdites. La question des chalets construits sans l’approbation des autorités compétentes a d’ailleurs fait l’objet d’une question dans un récent sondage CROP-Radio-Canada qui révèle que 60% des gens de Québec désapprouvent ces constructions. C’est 60% des Hurons qui approuvent ces constructions. Cette façon d’occuper le territoire est donc loin de faire l’unanimité à l’intérieur même de la Nation. Ce sondage a aussi révélé que près du tiers des résidents de la Grande région de Québec croit que la communauté vit repliée sur elle-même, une vision rejetée par 80% des membres de la Nation huronne-wendat.

