Un endroit incontournable à visiter est certainement l’Ouest Canadien donc l’instant d’un été, on part à sa découverte en voiture. Bien sûr que notre Québec et ses vestiges ancestraux si bien conservés comme le Château Frontenac ou sa multitude de parcs naturels ne donnent pas leur place parmi nos merveilles canadiennes mais il fait toujours bon d’aller voir ailleurs. À peine sortis du Québec, nous croisons sa voisine, l’Ontario. Avec sa capitale Toronto, impossible de s’ennuyer si on aime les grandes villes et que « ça bouge ».
La tour du CN avec son point d’observation à 346 mètres du sol est probablement une des attractions principales sans compter les Chutes Niagara qui sont certainement les plus connues à travers le monde. Non loin de là, c’est tout le contraire avec le Manitoba et ses plaines à perte de vue. Au premier coup d’œil, la surface plane de cette province est fascinante mais après des centaines de kilomètres à rouler dans cette contrée sans relief, ça devient plutôt monotone. La fascination prend tout son sens lorsqu’on atteint le centre ville de Winnipeg, la capitale. Un problème de drogue est évident dans la population constituée essentiellement d’Amérindiens. On peut les voir déambuler dans les rues lorsque soudainement ils s’enfoncent le nez dans leur poing à demi-fermé. C’est qu’ils « sniffent » de la colle ou autres produits toxiques simulés au creux de leur point. C’est le stratège pour se « geler la bean » sans se faire prendre par les autorités policières.
Suivant toujours la Transcanadienne, on rencontre la Saskatchewan et ses paysages guère plus divertissants qu’au Manitoba. Après une brève incursion dans cette douce quiétude, on poursuit la route. La prochaine escale a une réputation qui n’est plus à faire : l’Alberta et ses Rocheuses ou Banff et son Lac Louise ou encore Jasper et ses ours… Il n’est pas rare de circuler sur la route et de rencontrer un de ses gros toutous. Ici, vaut mieux ne pas se faire discret et faire du bruit lorsqu’on circule dans la forêt afin d’éviter un face-à-face qui pourrait mal tourner. Les wapitis sont aussi nombreux à circuler librement le long des routes ou sur les terrains privés. Non loin de là, le Lac Louise et son eau turquoise offre tout un spectacle. En collaboration avec dame nature, le lac arbore cette couleur du fait que les minéraux sont transportés par l’eau de fonte s’écoulant du sommet des montagnes.
Une fois le lac atteint, ces mêmes minéraux demeurent en suspension dans l’eau. Pour les plus intrépides, une excursion à pieds sur le glacier Columbia offre une surcharge d’adrénaline. Surtout, lorsqu’on apprend que la semaine précédant notre passage, un allemand est tombé dans une de ses profondes crevasses et n’a jamais été retrouvé. Le glacier vieux de 400 ans qui s’étend sur six kilomètres de long par un kilomètre de large peut dissimuler de profondes crevasses camouflées sous une mince couche de glace. De là l’importance de tâter le terrain avec une perche ou un bâton avant chaque pas. On ne peut pas terminer un pèlerinage dans l’Ouest sans passer par la Colombie-Britannique et sa mégapole Vancouver. Cette ville aux mille gratte-ciels se démarque par ses édifices tous aussi hauts les uns que les autres mais aussi par sa forte concentration d’Asiatiques dans la population. Le fait que le Japon et d’autres pays asiatiques ne soient pas si loin n’est pas étranger à cette invasion. Quant à elle, la ville de Victoria située juste à côté sur l’Île de Vancouver, semble figée dans le temps. Son architecture coloniale lui revêt un cachet particulier qu’on ne saurait s’attendre lorsqu’on quitte la grande ville. Avec tant de richesse à l’ouest du Québec, on se demande maintenant, qu’est ce qui peut bien se cacher à l’est?… www.lafolleescapade.com
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