On va à Puerto Rico. On pacte nos sacs à dos avec nos petits souliers « fancy » à l’intérieur puis on part. Même si Puerto Rico possède son propre drapeau, il n’est pas un pays pour autant. C’est plutôt un état libre associé aux États-Unis. Situé dans les Antilles, l’état de Puerto Rico est composé de plusieurs îles dont les principales sont Puerto Rico, Vieques, Culebra et Isla Mona.
À notre arrivée, comme on a l’habitude de ne rien réserver avant de partir, on cherche une chambre d’hôtel mais aucune n’est disponible. On ne pensait pas que le congrès serait aussi populaire... Mais en fait, ça n’a rien à voir avec le congrès. Nous sommes le quatre juillet… Qu’est ce qu’il y a le quatre juillet ? C’est le jour de la fête nationale des États-Unis. Plusieurs Américains du continent profitent du long congé pour venir visiter leur famille sur l’île, ce qui explique l’achalandage monstre. Après d’interminables recherches, le centre d’informations touristiques finit par nous dénicher une chambre d’hôtel à 180$ la nuit ! C’est à prendre ou à laisser. On n’a pas le choix. Un taxi nous y conduit. Toute une chambre… Le genre de chambre que le propriétaire doit habituellement louer 30$ la nuit mais qui profite de la pénurie d’hébergements pour exploiter les touristes. Nous sommes situés au centre-ville où des fêtards font la « fiesta » au pied de notre fenêtre de chambre. Comme cette dernière ne se ferme pas, pour la modique somme de 180$, nous profitons d’une belle nuit blanche.
Le lendemain, peu après le lever du soleil, l’excitation de visiter la ville nous gagne et nous partons à sa découverte. Notre intérêt se porte plus particulièrement vers le Fort San Felipe del Morro, datant du seizième siècle. La capitale San Juan et le fort sont l’équivalent de notre ville de Québec avec sa citadelle. Fût un temps où San Juan était elle aussi une ville fortifiée. La visite est très intéressante mais la salsa nous appelle. Après un léger souper, il est temps de mettre à exécution nos « talents » de danseurs. Quelle agréable sensation que de partager la même passion avec ces gens de tout acabit venus de partout dans le monde. Après quelques heures à se trémousser, les ampoules et la fatigue finissent par nous convaincre de rentrer se coucher.
Après une vraie nuit de sommeil, c’est en bateau que nous poursuivons la découverte de Puerto Rico, les îles de Vieques et de Culebra étant à quelques minutes de la côte. Vieques est une île calme et charmante. Rien à voir avec la capitale. On y trouve d’excellents restaurants et une mer calme pour y faire de la plongée en apnée. Pour ce qui est de Culebra, c’est une autre paire de manches. On dirait une île qui vient de naître tellement on y trouve peu d’infrastructures. Impossible d’y trouver le moindre restaurant. Du moins ouvert… On dirait une île fantôme. Il n’y a pas plus d’hôtels sur place. On ne s’attendait pas vraiment à cela et impossible de quitter l’île, le bateau étant reparti. Pour quelques dollars, une résidente nous offre son hospitalité en nous proposant de dormir dans une sorte de roulotte ou chalet ou cabanon… on ne sait trop. Encore une fois, on n’a pas le choix donc…
Ce merdier est infesté d’insectes et nous avons pour douche, un filet d’eau tellement mince qu’on craint qu’il s’évapore avant de nous atteindre… Pour se nourrir, la « chance » nous sourit puisqu’il y a une pseudo-épicerie non loin de là. Lorsqu’on vient pour y entrer, la porte est verrouillée: l’épicerie est fermée (évidemment). Le propriétaire qui habite juste à côté vient à notre rencontre et a l’amabilité de nous laisser acheter quelque chose à manger. Le choix est assez limité mais du beurre d’arachide et un pain feront l’affaire. Au moment de passer à la caisse, on aperçoit un rat qui déambule sur les pains, là où était le nôtre quelques instants plus tôt. Disons qu’on ne pouvait choisir meilleur moment pour calmer notre appétit…
L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo
