Sur notre route, nous croisons une multitude de cités de la période maya et aztèque dans un état impeccable. La première que nous entreprenons de découvrir est celle de Teotihuacán. Ce qui frappe à première vue sont ces gigantesques pyramides. L’architecture est vraiment saisissante lorsqu’on n’a jamais rien vu de tel. Lorsqu’on gravie les 65 mètres de marches escarpées de la pyramide du Soleil, le coup d’œil est à coupé le souffle avec ces collines désertiques qui servent de fond. Nous en voulons encore plus, donc direction vers la cité maya de Palenque. Curieusement, ici, il n’y a pas de pyramides mais des édifices avec des murs et des ouvertures en guise de fenêtres. Encore plus curieux, le fait que les édifices reposent sur d’immenses fondations de pierres de plusieurs mètres de hauteur. Ceci se révèle une preuve que, pour les Mayas, le fait d’être plus prêt du ciel avait une connotation toute particulière. Notre route vers l’est dans la péninsule du Yucatán, aussi reconnue pour sa Riviera Maya, nous conduit à la cité maya de Tulum. Dans ce cas, on parlera plutôt de ruines puisqu’il reste bien peu des vestiges datant environ de l’an 1200. Le site est probablement victime de son superbe emplacement situé au bord de la mer des Caraïbes. Bien que le point d’observation offre une vue imprenable sur un désert marin d’un bleu immaculé, l’air salin contribue en contrepartie à la détérioration prématurée des restes de la cité.
Toujours en quête d’un peu plus d’histoire, on se rend à une autre cité maya non loin d’ici, située à 106 km de Playa Del Carmen, celle de Cobá. Ce site au milieu de la forêt tropical était peu visité jusqu’en 1970, année de construction d’une route permettant aux touristes d’accéder à ce joyau jusque-là inaccessible. La visite de la plupart de ses structures est permise à condition d’être prêt à y « payer le prix » : il faut franchir plusieurs dizaines de marches érodées par le temps pour y accéder et la descente vertigineuse est encore plus impressionnante. La chaleur suffocante combinée à l’humidité de la végétation rend donc l’ascension de la moindre pyramide très pénible. Mais comme nous ne prévoyons pas revenir dans ce coin du monde avant longtemps, nous nous donnons au maximum. Fait inusité, ce jeu de balle se retrouvant parmi les ruines qu’on appelait Pok-ta-pok et qui pourrait être l’ancêtre de notre basketball. Le jeu qui se pratiquait entre deux équipes consistait à faire passer une balle de caoutchouc dans deux immenses anneaux de pierre à l’aide des hanches, coudes ou genoux sans laisser tomber la balle par terre. Mais le côté inusité de la chose n’en tient pas qu’à cela. Les parties du Pok-ta-pok se déroulaient en fonction du calendrier astronomique maya, afin d’y implorer et de satisfaire les dieux par des sacrifices humains. Selon la croyance, l’équipe perdante était alors mise à mort en guise de sacrifice humain. Une chance que le Pok-ta-pok ne se pratique plus de nos jours, on finirait par manquer de joueurs de hockey à Montréal…
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