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Si petit, mais si grand

La photo du singe hurleur est celle prise lors de notre rencontre avec les primates au

La photo du singe hurleur est celle prise lors de notre rencontre avec les primates au

Publié le 19 Mars 2012
Publié le 19 Mars 2012

Texte de Carl Auclair et Karine Lejeune

Sujets :
Québec Hebdo , île du Belize , Amérique centrale , Mexique

Le nom de Belize n’inspire rien qui vaille tant qu’on n’y a pas mis les pieds et c’est exactement la raison de notre visite. Le Belize est un pays d’Amérique centrale, au sud du Mexique et à l’est du Guatemala. Étonnamment, même si la langue espagnole y est couramment parlée, la langue officielle du pays est l’anglais. Nous avions déjà entendu parler du pays, mais n’avions aucune image en tête de ce à quoi le Belize pouvait ressembler. Cette sensation de se foncer vers l’inconnu est toujours très excitante, même parfois angoissante. Dès que l’on commence à circuler dans le pays, des odeurs et des images viennent atténuer nos appréhensions. Malgré sa petite superficie de 23000 km2, le Belize a beaucoup à offrir à ceux qui n’ont pas peur de sortir des sentiers battus.

Pas besoin d’aller bien loin pour vivre l’émerveillement puisque plusieurs îles sont relativement près de la côte, dont Ambergris Cay et Caye Caulker toutes deux situées du côté atlantique. La première se distingue par sa dimension puisqu’elle est la plus grande île du Belize alors que sa consœur ne fait que huit kilomètres par un kilomètre. Pour quelques dollars, on peut s’y rendre en bateau rapide (speed boat) ou par le traversier qui fera le même trajet en deux fois plus de temps. Notre hâte d’en voir davantage nous dirige inévitablement vers Ambergris Cay à bord du moyen le plus rapide. Même si nous sommes sur une île, on ne sent pas vraiment l’isolement auquel on pourrait s’attendre. Il y a de petits hôtels, des restaurants et des commerces pour fournir à la demande. Nous y restons quelques jours pour profiter de la mer, comme nager en eau peu profonde avec les requins nourrices et les raies dans la baie de Shark Ray Alley. Ceux-ci viennent par dizaines se pavaner devant nos yeux à notre grand bonheur. Il faut dire que la nourriture que leur donne notre guide contribue certainement à les attirer.

On reprend le bateau et on se dirige cette fois vers Caye Caulker. Cette fois-ci, la surprise est de taille : deux îles pourtant tout près l’une de l’autre, mais deux mondes complètement différents. On a l’impression de dériver sur une banquise tellement l’île est étroite. D’un côté de l’île, on peut voir le côté opposé. On doit se croiser les doigts pour trouver un endroit pour dormir puisque, côté hébergement, ce n’est pas la manne. Comme à chaque fois, on n’a rien réservé se fiant sur notre bonne étoile. Après quelques recherches, on finit par trouver une chambre qui fera très bien l’affaire. Fait inusité sur cette île, il n’y a aucun véhicule à moteur. C’est à pied, à bicyclette ou en voiturette de golf qu’on déambule sur l’unique route composée de sable. C’est tellement drôle qu’il n’en faut pas plus pour que, dès le lendemain, on se loue une de ces voiturettes à la conquête de la route sablonneuse. Il n’y a rien de spectaculaire à découvrir, mais la promenade est somme toute très rigolote.

Notre escapade insulaire terminée et de retour sur le continent, c’est à bord d’un autre véhicule loué, mais équipé d’un moteur et de quatre roues motrices que nous explorons notre nouvelle terre d’accueil. Les routes sont généralement en excellent état, ce qui nous permet de parcourir de bonnes distances chaque jour. On se dirige entre autres au « Community Baboon Sanctuary » qui est en fait un sanctuaire protégé de singes hurleurs noirs. Disons que le sanctuaire est plutôt éloigné de la ville pour ne pas dire au beau milieu de nulle part. C’est probablement ce qui donne à cet endroit tant de charme. Par contre, les adorables singes hurleurs qui habitent les lieux en demeurent l’attrait principal. Les singes hurleurs ont un tempérament timide rendant les rencontres avec ces animaux assez rares. Néanmoins, avec quelques fruits en main, de la discrétion et un peu de patience, notre guide finit par avoir raison d’un petit qui veut bien descendre de son arbre. Le contact en est presque touchant. On apprend beaucoup sur ces bêtes en observant leurs comportements. La nuit suivante, nous dormons dans une cabane construite en forêt où se tiennent les primates. L’expérience nous fait vite comprendre pourquoi on leur donne le nom de singes hurleurs…

Pour en savoir plus: www.lafolleescapade.com

L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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