Votre article m'a fait vivement réagir...Nous vivons en société. Et dans la société, il faut «faire avec» et démontrer un peu de tolérance plutôt que d'essayer de tout édulcorer. Certes, l'expérience de M. Parent n'a pas été intéressante, mais sa peur et sa méconnaissance des chiens n'ont pas aidé sa cause. Le chien voulait clairement jouer, pas l'agresser. Les propriétaires de chiens ont eux aussi le droit de se balader et d'avoir accès aux magnifiques sentiers de la région. Si on nous enlève ce droit, je prônerai haut et fort pour un accès payant afin que soit mis en place le principe de l'utilisateur-payeur. Pourquoi les taxes que je paie serviraient-elles à financer l'entretien et l'aménagement de lieux auxquels je n'ai pas accès? Déjà que je participe au financement de la commission scolaire, de l'assurance-emploi et de l'assurance parentale, autant de services qui ne me sont d'aucune utilité! Mais, bon, ça s'appelle vivre en société!!!
Évidemment, en tant que propriétaire de chien, je dois faire preuve de jugement. Mon chien est en laisse quand d'autres promeneurs sont dans les sentiers et je ramasse derrière lui. Mais pourquoi priverais-je mon toutou de se rouler dans la neige ou de sentir toutes les pistes d'écureuils quand personne n'est à l'horizon? Je fréquente d'ailleurs les sentiers aux heures de moins grande affluence, justement pour avoir plus de liberté sans nuire à qui que ce soit.
Quant aux obstacles à la marche, nous en vivons tous. Deux exemples : dans le parc linéaire des rivières St-Charles et Berger, il n'est pas rare qu'un motoneigiste se balade à toute vitesse sur le terrain, mais aussi dans les sentiers étroits. Malgré des plaintes à la ville, ce grand respectueux des règles n'a jamais été arrêté! L'hiver dernier, un couple franchit l'entrée donnant accès aux sentiers; nous nous trouvons à 500 mètres d'eux, mon chien est en liberté, à côté de moi, et je suis avec une amie qui a deux chiens en laisse. La dame nous crie qu'elle a peur des chiens. Je lui réponds qu'il n'y a aucun problème, que nous allons passer vers la gauche s'ils vont vers la droite. Et pendant que je sors la laisse pour attacher mon chien qui est assis à mes pieds, le monsieur sort son vaporisateur de poivre de Cayenne et s'élance vers nous. J'ai eu recours à de la violence verbale, ce dont je ne suis pas très fière. Mais dans ces deux situations, ce n'était vraiment pas mon pitou qui constituait un obstacle à la marche.
Johanne Lapointe, Québec
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