Le boulevard de l’Ormière, à la frontière entre Loretteville et Neufchâtel, reste une très vieille route. Il y a plus de 300 ans, les premières concessions de terres y furent faites. Les Jésuites concèdent alors des terres à Jean-Baptiste et François Barbeau, à Siméon et Jean-François Savard, à Jacques Frichet (meunier du moulin des mères), à Pierre Élie et à Pierre Verret. Ils y étaient tous en 1709. Les terres ont alors leur front sur un ruisseau nommé le ruisseau de l’Ormière. Ce ruisseau, aujourd’hui canalisé, longe le boulevard de l’Ormière à l’est.
Les terres de ces pionniers étaient également parcourues par un autre ruisseau qui coupait en diagonale à partir du nord-ouest, le ruisseau Sainte-Barbe. C’est pour cette raison que ce rang est parfois nommé Sainte-Barbe. Les terres de l’Ormière vont conserver leur vocation agricole jusqu’au milieu du 20e siècle, moment où une partie d’entre elles seront divisées en petits lots pour des habitations unifamiliales. Aujourd’hui, les traces de l’architecture et de la vocation agricole disparaissent une à une, mais on n’a pas à remonter si loin dans le temps pour constater que le passé est très près de nous! Tel que nous pouvons le voir sur cette photo aérienne des années 1950 où on voit les maisons anciennes le long de l’Ormière et la profondeur des terres agricoles. Sur cette photo on se situe vis-à-vis le boulevard Johnny-Parent. (Société d’histoire de La Haute-Saint-Charles)
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