Depuis la mise en place du Code de gestion des pesticides du Québec en 2003, un grand nombre de pesticides ont disparu des jardineries et des rayons horticoles dans les magasins. Cependant, il y a encore beaucoup de confusion sur ce sujet et le rêve d’obtenir une pelouse «parfaite» est encore bien tenace. Cette Semaine sur les alternatives aux pesticides a pour but de sensibiliser la population aux impacts de la santé reliés à l’utilisation des pesticides à des fins esthétiques et de fournir des outils aux citoyens pour se convertir au jardinage écolo.
Selon Mme Smeesters, conférencière vedette, beaucoup de gens se demandent comment faire pour obtenir un beau terrain sans utiliser tous ces produits dits miracles. «Pour cela, il faut avant toute chose travailler en harmonie avec la nature plutôt que de se battre contre elle et encourager la biodiversité naturelle. Il faut lâcher ces stéréotypes artificiels de perfection imposés par la publicité. Par ailleurs, il est important de connaître les caractéristiques de notre terrain, de choisir des plantes ornementales qui lui conviennent et de favoriser les espèces résistantes aux parasites et aux maladies.»
Code des pesticides révisé
Alors que les jardins fleurissent un peu partout dans la province avec l’arrivée de la belle saison, le gouvernement du Québec révise actuellement son Code de gestion des pesticides. Équiterre se réjouit que celui-ci soit renforcé, notamment en incluant l’ensemble des espaces verts aménagés (pelouses, végétaux d’ornement, arbres, arbustes ou potagers). Toutefois, le Québec pourrait faire figure de précurseur dans la législation entourant l’usage des pesticides. «Nous souhaitons que le gouvernement se positionne à l’avant-garde par rapport aux autres provinces afin de limiter au maximum l’usage des pesticides à des fins esthétiques et participer ainsi à contrer le déclin des insectes pollinisateurs», indique Isabelle St-Germain, coordonnatrice générale adjointe d’Équiterre.
Équiterre souhaite également qu'au moins une douzaine d’ingrédients actifs, actuellement interdits en Ontario ou en Nouvelle-Écosse le soient aussi au Québec dans les espaces verts aménagés en vertu du principe de précaution. «Je trouve très inquiétant que la démarche proposée par le Québec permettrait de réintroduire des produits interdits depuis 2003, y compris dans les lieux fréquentés par les enfants», déplore Mme St-Germain.
La tournée de conférences sur les alternatives aux pesticides débute à Montréal le 29 mai et se termine à Québec le 5 juin. Pour plus d'information : www.equiterre.org
(Source : Équiterre)
