«Le piège est une surface collante fait à base de margousier, sur laquelle les agriles adultes viennent s’y coller. On effectuera une vérification à la mi-juillet. Si on en détecte, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) analyse la population et recommande au gouvernement de réglementer la zone, où il est interdit de sortir le bois infecté. Par exemple, il ne faut surtout pas ramener à la maison du bois de camping en zone réglementée», prévient Mme Coupal, conseillère en environnement au Service de l’environnement de la Ville de Québec.
«Jusqu’à maintenant, aucune ville en Amérique du Nord n’a été capable d’empêcher l’insecte de se propager, et tous les frênes sont morts là où il est passé», a indiqué Steeve Verret, conseiller municipal responsable des dossiers de l’environnement.
«Il n’y a pas de traitement pour protéger ces frênes à long terme, mais la recherche avance beaucoup», ajoute Mme Coupal. Cela peut prendre jusqu’à quatre ans avant de pouvoir détecter l’apparition de l’insecte sur l’arbre. Deux actions sont possibles: l’abattage ou l’introduction d’un produit à l’intérieur de l’arbre, un traitement à répéter aux deux ans.
Selon un calcul rapide, remplacer tous les frênes répertoriés sur le territoire de la Ville de Québec – près de 13 000, sans compter ceux des terrains privés – pourrait coûter près de 20 M$, selon le type de traitement choisi (de 500$ à 1500$ par arbre).
Groupe Québec Hebdo.

