«Quand nous avons acheté la maison, ç’a été un choix d’habiter à Loretteville. Ailleurs, je me serais senti transplanté dans un coin pas chez moi», certifie M. Lussier. Questionné afin de connaître quand est né ce sentiment d’appartenance, l’enseignant de profession évoque ses 12 années de travail à temps partiel et pendant la saison estivale pour la ville de Loretteville. «J’ai rencontré plein de monde qui m’a fait connaître la ville comme Gilles Martel. Il m’a fait comprendre combien c’est important d’être attaché à son coin de pays», explique-t-il.
Une fois ses études terminées, le bénévolat est entré dans sa vie. Il a commencé à participer aux activités de la Corporation du parc de la falaise et de la chute Kabir Kouba. Puis plus récemment, il est devenu président de la Société d’histoire de La Haute-Saint-Charles.
Le cachet ancien de la résidence ayant pignon sur la rue Verret a été conservé. Le toit en tôle a été fait par un ferblantier. «La maison a une âme, elle a plus de 125 ans, note-t-il. Quand nous avons pris possession de notre maison, c’était significatif. On allait tout faire, c’était une vocation. À chaque fois qu’on en voit à vendre, on est tenté d’acheter pour la rénover. Nous voulons préserver le patrimoine bâti et donner peut-être le goût aux voisins [de faire la même chose].» Un souhait qui semble tranquillement faire son petit bout de chemin. Des voisins ont interrogé M. Lussier sur sa toiture. L’artère s’appelant autrefois la côte de la longue queue, explique-t-il, a plus de 300 ans d’existence. «C’est un vrai terroir, fait remarquer le passionné en référence aux quelques résidences préservées sur la rue Verret. Ce n’est pas comparable au Trait-Carré à Charlesbourg, mais sous le déclin des maisons, il y a de belles choses», ajoute-t-il avec espoir.
Les longs terrains ombragés créent un aspect campagne au secteur. Une écurie et des porcs ont déjà été présents sur les terres à une certaine époque, soutient le Lorettevillois. En ce qui a trait au secteur du centre-ville, M. Lussier ne manque pas de souligner la Boucherie Georges Oscar Durand où il y a le meilleur boudin en ville, soutient-il. Le commerce familial serait géré par la quatrième génération de boucher. La Mascarade de l’Halloween fait partie des événements significatifs à Loretteville. «C’est un moment qui vient me chercher, confie le président de la Société d’histoire de La-Haute-Saint-Charles. La rue Racine est noire de monde.»
Mon coin de paradis
Les différents secteurs du territoire de L’Actuel regorgent de résidents fiers de leur lieu de résidence. Amoureux de leur quartier, quelques-uns d’entre eux nous partagent leur coup de cœur. Si vous avez en tête une personne à nous proposer, faites-nous signe au: redaction_quebec@transcontinental.ca
L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

