D’environ 1500 habitants à son arrivée, la population avoisinait le nombre de 12 500 en 2006, selon les données de l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles. Les constructions ont poussé comme des petits champignons. «En 1976, c’était des champs, une ville très tranquille», commente M. Abel. Dès son jeune âge, il a vu son père s’impliquer dans le Carnaval de Québec. Ce dernier a transmis cet engouement du bénévolat à son fils. Michel Abel fait partie des membres fondateurs du Club Optimiste de Saint-Émile. Il a formé en 1978 une ligue de citoyens, appelés les choyens, afin d’intervenir davantage dans le processus municipal. L’idée était de donner des outils et de contribuer au bien-être de la communauté. Quelque temps plus tard, il est devenu conseiller municipal.
Questionné au sujet de l’héritage qu’il a laissé à la suite de son passage au sein du conseil municipal de 1983 à 1993, il répond sans détour le développement de la ville. «On a eu à développer Saint-Émile de façon harmonieuse. On a privilégié le développement domiciliaire. C’est une réalisation dont on peut être fier. On a travaillé fort, c’est un beau souvenir pour moi. Ça m’a permis de connaître bien du monde», fait-il valoir. La construction du nouvel hôtel de ville à l’ancienne usine de chaussures Bastien constitue également un souvenir important.
Les résidents du cœur de Saint-Émile dans le secteur des rues Lapierre et de la Faune démontrent un sens du bénévolat et de l’entraide marqué, selon M. Abel. Il qualifie Saint-Émile de ville d’entraide. Malgré son retrait de la vie politique, Michel Abel demeure actif dans la communauté. Il est maintenant président de la Fabrique de la paroisse de Sainte-Émile. À l’aube de la retraite, il compte s’investir davantage dans les organismes locaux.
Saint-Émile représente pour l’ancien conseiller municipal la tranquillité et la proximité. Près de tout, mais à une certaine distance des centres. «On est près de la ville, mais on n’a pas les inconvénients», conclut-il.
L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

