C’est d’ailleurs dans le secteur de la Haute-Saint-Charles que le problème est le plus criant dans la grande région de Québec. Le nombre de plaintes est en hausse : de 52 en 2006, il est passé à 73 en 2007. C’est pourquoi le Service de police de la Ville de Québec a organisé, dans les dernières semaines, une activité de prévention afin d’informer les citoyens et les utilisateurs de quad et de motocross. «Nous voulons entre autres informer les résidents sur la façon d’acheminer leur plainte et où le faire», a mentionné François-Y. Bouchard, agent aux communications au SPVQ.
Souvent, les résidents qui veulent se plaindre du bruit, du non-respect du code de la route ou de méfaits par les utilisateurs de VTT composent le 911. Toutefois, il est rare que les policiers arrivent à temps pour intercepter les contrevenants. Il peut donc aussi être utile de contacter son bureau d’arrondissement. En plus du lieu d’infraction, des informations complémentaires comme l’immatriculation, le modèle du véhicule ou l’identité du contrevenant peuvent aussi être signalés, ce qui facilite la tâche des policiers lors de leur intervention.
Dans la région de Québec, les VTT sont interdits à peu près partout, mis à part pour se balader sur son propre terrain ou sur des sentiers fédérés. Parmi les endroits les plus fréquentés, les carrières de sable et les sentiers privés. Il est interdit d’y circuler, car les VTT abîment ces terrains. Certains propriétaires se sont même vu être poursuivis en justice à la suite d’accidents impliquant ce genre de véhicule sur leur propre terre. Parmi ces terrains privés, il est bon de souligner que les endroits où s’étendent les lignes électriques d’Hydro-Québec sont eux aussi interdits à la circulation. Circuler sur un terrain privé autre que le sien est passible d’une amende de 250 $. C’est d’ailleurs l’infraction la plus fréquente, selon le SPVQ. Des conducteurs de VTT téméraires iront jusqu’à conduire sur la voie publique, ce qui est aussi interdit. On ne peut circuler sur une route qu’en de rares endroits indiqués, et seulement pour traverser celle-ci.
La quiétude du voisinage en causeLe principal inconvénient de ces véhicules est surtout le bruit. D’ailleurs, la plupart des plaintes sont acheminées en ce sens. Certains utilisateurs vont même jusqu’à modifier leur système d’échappement pour amplifier le son produit par le véhicule, ce qui est interdit. Il en coutera 250 $ au contrevenant. Lorsque vous faites l’acquisition d’un VTT, il peut être prudent de survoler la Loi sur les Véhicules Hors route. Par ailleurs, certains règlements municipaux peuvent aussi s’appliquer et ainsi faire gonfler la note que devra payer le contrevenant. Dans la seule journée où les policiers ont patrouillé sur la rue Delage et sur les sentiers environnants, grâce à leurs quads, sept constats d’infraction, quinze avertissements et trois avis de vérification mécanique ont été émis. Deux VTT ont d’ailleurs été remorqués.

