Le cheerleading : un type de danse où la sexualité est à l’avant-plan? «Certainement pas !», répond sans hésitation Martin Savard, le directeur des deux petites écoles regroupées pour n’en former qu’une seule. «Traditionnellement, on considère le cheerleading comme une danse un peu gaga où l’on fait des petites pyramides. Or ce n’est pas ça du tout, c’est un véritable sport. Il y a plus de blessures en cheerleading qu’au football», explique M. Savard. Les 26 athlètes de 4e à 6e année doivent respecter de nombreuses règles et, surtout, s’investir à fond. «Elles sont jumelées quatre par quatre. S’il en manque une, tout s’effondre», assure le directeur.
Même les parents avaient des réticences au départ. «Je voyais le côté fifille, un peu poupoune du cheerleading mais dans le fond ce n’est pas ça du tout. C’est un sport extrême où la discipline prend beaucoup d’importance», affirme Johanne Leclerc, la maman de l’une des petites cheerleaders. «Le cheerleading est loin d’être toujours rose. Elles ont des bleus, c’est très demandant physiquement. Elles sont parfois tellement épuisées après l’entrainement que c’est difficile de faire les devoirs», ajoute Sandra Lafleur, une autre maman.
Convaincu qu’il pouvait offrir des activités tout aussi intéressantes et motivantes pour ses élèves même s’ils gravitent dans un milieu dit défavorisé, M. Savard a tout simplement répondu à la demande et lancé le programme de cheerleading au début de l’année scolaire. Et les résultats sont stupéfiants. Après quelques compétitions seulement, les jeunes cheerleaders sont classées premières dans la région.
Il faut dire que l’entraineuse, Cynthia Brière, y est pour quelque chose. Véritable professionnelle du cheerleading, elle a avant tout dû faire comprendre aux fillettes l’importance de l’esprit d’équipe, elles qui s’étaient séparées en deux clans, l’un pour l’école de l’Arc-en-Ciel et l’autre pour l’école de l’Aventure et qui voyait leur nouveau sport comme une compétition entre elles.
Bref, le cheerleading est un sport complet qui ne fait pas dans les préjugés. «Ça va chercher le positif de chacune. On a besoin de petites pour être lancée, de moyennes et de grandes. L’important, c’est la motivation», souligne l’entraineuse. Quand on demande aux filles si elles aiment leur sport, leur réponse enjouée est sans équivoque : de la motivation, elles en ont à revendre!
<@CP>(Photo Thaïs Martel)

