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Une vocation outre-frontières pour Isabelle Guillemette

Une vocation outre-frontières pour Isabelle Guillemette

Une vocation outre-frontières pour Isabelle Guillemette

Jean-Pascal Lavoie
Publié le 11 Janvier 2008
Publié le 28 Mai 2010
Jean-Pascal Lavoie  RSS Feed

Tout juste de retour d'un stage de fin d'études au Nicaragua, Isabelle Guillemette, une jeune femme de Loretteville, repart dans ce pays d'Amérique latine pour un an. Cette fois, elle veillera à la bonne marche du premier projet de la Fondation One Drop du fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté.

Sujets :
Université Laval , Nicaragua , Québec , Esteli

Quelques semaines en novembre et en décembre, voilà tout le temps qu'Isabelle Guillemette aura passé à Québec à son retour de stage au Nicaragua. C'est que son travail et son implication ont vite été remarqués chez One Drop, une fondation de lutte contre la pauvreté en donnant accès à tous à l'eau potable, qui lui a offert un emploi.

Dans quelques jours donc, celle-ci retourne dans le département d'Esteli au Nicaragua pour collaborer à la réalisation du Projet eau, culture et agriculture au Nicaragua (PECAN). «Cette région du pays ne reçoit que très peu d'eau annuellement, les gens ont peu accès à l'eau potable et l'agriculture y est difficile, explique Isabelle Guillemette. Le projet PECAN aide les familles à avoir leur propre production agricole pour subvenir à leurs besoins et vendre leurs surplus s'il y a lieu.»

Le Nicaragua est le deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine et 72% de sa population rurale n'a pas accès à l'eau potable.

One Drop, Oxfam Québec et des ONG locales se sont regroupées pour améliorer cette situation. Au cours du projet PECAN, des réservoirs d'eau ont été distribués afin que les gens puissent recueillir l'eau de pluie et des installations d'irrigation ont également été aménagées pour contrôler et optimiser la quantité d'eau destinée aux récoltes. «Le projet en est à sa dernière année et, selon les analyses, les choses devraient bien se dérouler une fois le tout complété», affirme Mme Guillemette.

Des gestionnaires conscientisés

C'est par l'entremise de Managers sans frontières qu'Isabelle Guillemette a vécu ce stage. Étudiante en administration à l'Université Laval, elle a saisi cette occasion d'apporter un volet très particulier à sa formation académique.

«Il me manquait un côté social à ma formation en gestion et administration, indique-t-elle. J'ai toujours aimé voyager et connaître de nouvelles cultures, c'est pourquoi je me suis inscrite à ce programme.»

Managers sans frontières existe depuis deux ans et est offert aux étudiants en administration. Ceux-ci participent à des projets de coopération et d'aide humanitaire dans des pays en voie de développement dans le cadre de stages. Ces stages font évidemment appel à la formation reçue par les étudiants. «En développement international, il se brasse énormément d'argent, mais elle n'est pas toujours bien gérée, précise Mme Guillemette. Il y a un manque à ce niveau et c'est une des raisons d'être de Managers sans frontières.»

Celle-ci donne comme exemple l'utilisation des technologies. «Souvent, les gens sur place possèdent ces technologies, mais ils ne savent pas s'en servir. Nous leur donnons de la formation pour qu'ils utilisent mieux ces outils.» Évidemment, comme c'est souvent le cas, les coopérants retirent autant de ces expériences que les populations locales. «Notre travail ne s'effectue pas directement sur le terrain, poursuit Mme Guillemette. Nous travaillons plutôt avec les ONG locales et nous mettons nos idées en commun pour diriger le projet. Nous apprenons autant d'eux que ce que nous pouvons leur transmettre.»

«Nous apprenons autant d'eux que ce que nous pouvons leur transmettre.» - Isabelle Guillemette

Du Nicaragua au Honduras

Et qu'est-ce que réserve l'avenir pour Isabelle Guillemette une fois le projet PECAN terminé?

«One Drop se dirige ensuite au Honduras pour un projet du même type. Je devrais donc travailler en coopération internationale pour encore au moins deux années.»

La Lorettevilloise peut d'ailleurs compter sur le soutien de ses parents dans cette vocation internationale. «Ils ont compris depuis longtemps que c'est ce que je veux faire dans la vie!»

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