«J’ai été surprise que l’on me demande de jouer. Comme receveuse avec les grands lanceurs, c’était quelque chose. C’est sûr que les gars étaient corrects. Ils ne me bousculaient pas. J’ai aimé ça», se remémore-t-elle. Elle en a gardé de bons souvenirs, les plus beaux de sa jeunesse. Avec les estrades remplies, la musique dans le tapis et la voix de l’annonceur maison, l’ambiance au terrain de balle de Saint-Émile se transformait aussitôt la première balle frappée.
«Harris Gagné, il lançait assez fort merci, mais ça ne me stressait pas, je savais que j’étais capable», confie-t-elle. Mme Therrien a découvert la balle-molle à l’âge de 14 ans. Ses amis et elle ont décidé de mettre sur pied une équipe à Saint-Émile. «Ça prenait un entraîneur. Richard Cloutier était un super bon lanceur», explique-t-elle. L’équipe nommée Les Auvents d’Orléans avait pour une capitaine à la bonne balle rapide, Lina Cloutier. Quant à la receveuse, elle a remporté à quelques reprises le titre de joueuse la plus utile de l’équipe lors des soirées de reconnaissance de fin de saison.
L’esprit d’équipe constitue un des aspects du jeu plaisant à Mme Therrien. «J’aimais ça dans le temps. J’étais très gênée, mais quand je m’installais derrière le marbre, j’étais dans mon élément», mentionne-t-elle. La balle-molle a fait partie de sa vie une vingtaine d’années, c’est d’ailleurs au terrain de balle qu’elle a rencontré son mari, Alain Therrien, avec qui elle partage sa vie depuis 34 ans. Puis, ce loisir a été mis de côté au début des années 1980, à la naissance de son premier enfant.
«Il n’y a pas une famille à Saint-Émile qui n’avait pas un joueur de balle-molle. Tous les soirs, tout le monde se rassemblait au champs de balle», raconte celle qui a troqué son gant pour des sports motorisés et la chasse à la perdrix.
L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

