• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

Un test simple pouvant réduire les risques de cancer

Les détecteurs de radon sont en vente dans les quincailleries. Il est cependant important de s’assurer que l’analyse est comprise lors de l’achat de l’appareil. (Photo Isabelle Chabot)

Les détecteurs de radon sont en vente dans les quincailleries. Il est cependant important de s’assurer que l’analyse est comprise lors de l’achat de l’appareil. (Photo Isabelle Chabot)

Isabelle Chabot
Publié le 2 Novembre 2011
Publié le 2 Novembre 2011
Isabelle Chabot  RSS Feed

Détecter le taux de radon dans les résidences québécoises

Radon: gaz radioactif incolore, inodore et sans goût; mais non sans conséquence sur la santé. Le radon serait la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme pour les fumeurs, selon Santé Canada et l’Association pulmonaire Québec.

Sujets :
Santé Canada , National Environnement Health Association , National Radon Safety Board , Québec

Une exposition prolongée au gaz radioactif naturel accumulé dans une maison peut avoir de lourds effets sur la santé des résidents. Santé Canada invite les Québécois à effectuer des tests de radon sur une période de trois mois entre octobre et avril pendant la période de chauffage. Les détecteurs sont en vente dans les quincailleries. Le coût s’élève entre 50 et 100 $ comprenant l’analyse. À moins de gros travaux sur le bâtiment, le test est fiable pour plusieurs années.

«On reçoit pas mal d’appels de gens de la Capitale-Nationale ayant obtenu un diagnostic de niveau de radon élevé», soutient la spécialiste en rayonnement à Santé Canada, Isabelle Vézina. Une étude de Santé Canada est en cours afin d’analyser 2000 mesures aléatoires au Québec. Jusqu’ici, le travail effectué par Santé Canada révèle que la présence élevée de radon n’est pas concentrée dans une région en particulier. «Il n’y a pas une municipalité où au moins une résidence n’a pas un taux dépassant la norme de 200 becquerel, l’unité de mesure de la radioactivité, par mètre cube», mentionne Mme Vézina ajoutant que 9% des bâtiments résidentiels québécois sont touchés.

«La présence de radon a toujours existé, précise la spécialiste en rayonnement. Ce qui a changé, c’est la preuve comme quoi ça peut être un problème dans les maisons. La démonstration s’est faite plus tard vers 2000-2004.» Le radon s’introduit dans les résidences par les fissures, les puisards et les joints au sous-sol. En raison du chauffage notamment, la maison aspire les gaz souterrains jusqu’au sous-sol et au rez-de-chaussée.

Des services d’atténuation existent afin de corriger le problème. Puisque le risque existe à long terme contrairement au monoxyde de carbone, par exemple, Mme Vézina recommande de prendre son temps quant au choix de l’entreprise et du traitement. Le spécialiste doit être certifié par l’un des deux organismes reconnus par Santé Canada, National Environnement Health Association (NEHA) et National Radon Safety Board (NRSB).

Il est également possible de vérifier le type de solutions offertes habituellement afin de s’assurer de la validité du traitement. Le Guide canadien à l’usage des entrepreneurs professionnels peut être une bonne référence, selon Mme Vézina. Cette dernière ajoute qu’une garantie du résultat et une mesure post évaluation doivent être exigées afin de valider la diminution du taux après les travaux.

Quoi qu’il en soit, le risque demeure un danger à long terme et Santé Canada sensibilise les propriétaires de résidences dans le cadre d’un programme de prévention. La Ville de Sainte-Julie prête des dosimètres depuis quelques années. Il s’agit d’une solution intéressante incitant ainsi les citoyens à agir à faible coût.

L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Publicité