C'était deux jours avant Noël et la mère et les petits Olivier, trois ans, et Édouard, un an et demi, étaient allés se promener dans la forêt du Maizeret.
La journée était si parfaite, l'air si pur et la neige si abondante que plus rien d'autre ne semblait compter.
À un moment donné, la maman en oublie la plus stricte prudence et elle laisse les enfants jouer et s'amuser, pendant qu'elle parle avec des amis.
Mais voilà que peu à peu, les petits copains s'en vont de plus en plus loin pour pousser leur observation, ils rient, ils s'amusent, les oiseaux dans les branches des arbres piaillent à qui mieux mieux et tout va bien.
La forêt est quand même assez grande, même si c'est une forêt urbaine. Les arbres sont grands et peu à peu les ombres des arbres s'allongent et la noirceur approche. On sait qu'en hiver au Québec, la pénombre arrive très tôt.
Olivier, qui est vif et très brillant pour son âge, se demande bien où ils sont rendus. De brave qu'il était au début, il devient de plus en plus craintif. Il se sent le protecteur de son petit frère qui le suit dans son petit traîneau rouge, tout emmitouflé de couvertures multicolores.
«On est perdus frérot, que va-t-on faire? Où est notre maman?» Juste au bord des larmes, le garçon essaie de garder le peu de courage qu'il lui reste pour protéger son frérot.
Il se souvient de ce que sa mère lui dit toujours: de protéger et garder un oeil sur son frère et c'est ce qu'il fait.
En s'en allant, il pense à Noël, aux cadeaux qu'ils n'auront peut-être pas, à son chat Zorro et à la douce chaleur du foyer. Courageux, il continue de marcher et ils arrivent à une petite clairière.
«Oh, se dit Olivier, je connais cet endroit.» Puis tout à coup, il lance un grand cri de joie, en voyant une dame donner à manger aux canards.
«Mamie, c'est toi, mamie, mamie, dit-il en pleurant. Je suis très content de te voir. On était perdus et on t'a trouvée, notre Noël pourra avoir lieu. Viens mamie et ramène-nous à maman, elle doit être inquiète.»
Les retrouvailles eurent lieu et la mère au lieu de les disputer les a embrassés très fort.
«Venez, on rentre à la maison, voir papa et Zorro!»
Deux petits explorateurs courageux
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