Le récit de sa tournée des 18 villes qui composent le circuit – que l’auteur nomme très justement sa «tournée hivernale dans le Nord-Est du continent» – paraitra en novembre prochain aux éditions Flammarion. Le livre devrait comporter 18 chapitres, un sur chaque ville. L’auteur y décrira autant l’ambiance dans l’aréna (conseillant au passage où s’assoir et attribuant une note au hot dog local) que la préparation de l’entraineur et des joueurs avant le match par exemple. Il ne s’agit donc pas de dépeindre la ligue avec complaisance, mais bien d’en faire le portrait intime.
Michel-André Roy entend montrer ce que c’est que de monter à bord de l’autocar des Remparts de Québec pour un voyage de dix jours dans les Maritimes, de s’assoir aux côtés du descripteur des matches de l’Océanic de Rimouski ou encore d’accompagner l’arbitre qui doit faire 300 km pour aller gagner 200$ en se faisant crier «chou» par 2000 personnes à Baie-Comeau.
Pour Michel-André Roy, la parution de son livre marquera la fin d’un voyage qui a débuté il y a déjà plusieurs années, alors qu’il habitait Drummondville, une localité où le hockey junior ne souffre pas de la compétition de clubs de plus haut niveau. Amateur du club local, les Voltigeurs, Michel-André Roy assiste à un match opposant son équipe aux Huskies de Rouyn-Noranda dont l’alignement comporte un joueur russe. Il n’en faut pas plus pour éveiller la curiosité de l’ancien journaliste. «Je me demandais comment c’était pour un jeune Russe de vivre à Rouyn-Noranda et j’ai eu le gout d’en savoir plus. Quand j’ai parlé de mon projet autour de moi, tout le monde semblait emballé», se souvient M. Roy. S’inspirant en partie d’un livre relatant une tournée des clubs de baseball aux États-Unis, il propose son projet aux éditions Flammarion qui s’y intéressent tout de suite.
Comptant sur la bienveillance d’un patron ex-gardien dans la LHJMQ et sur des journées de congé accumulées, Michel-André Roy a déjà bien entamé sa tournée et découvert un monde qui reflète bien plus la société qu’on pourrait le croire. Par exemple, il a constaté que hockey et études ne sont pas incompatibles. «C’est possible de réussir à conjuguer études et hockey; des clubs comme les Remparts de Québec obligent même ses joueurs à aller à l’école. Mais c’est certain que ça demande des efforts. Pas facile de faire son devoir d’histoire dans l’autobus quand les coéquipiers jouent au X-Box tout près», raconte l’auteur.
M. Roy a aussi découvert un monde profondément humain et des entraineurs pour qui l’amour des jeunes et du hockey passe avant tout, un monde où il a été accepté à bras ouverts. «Je me trouvais chanceux de rencontrer des gens qui ont marqué la LHJMQ comme Richard Martel, j’étais impressionné! J’ai découvert qu’eux aussi l’étaient, qu’ils étaient flattés de faire partie de mon livre», termine M. Roy.
<@CP>(Photo Thaïs Martel)

