Parce qu’avant tout, le hockey est un sport d’équipe. Il est facile de profiter d’une glace pour aller patiner librement, mais lorsque vient le temps de s’organiser un groupe pour une partie de hockey, cela peut être plus complexe. L’objectif que poursuit Hockey Libre est donc de rallier ces joueurs solitaires et se donner des moments pour que ceux-ci puissent joindre une partie.
«Ce qu’on a remarqué, c’est que les jeunes joueurs décrochent souvent vers 10-11 ans, lorsqu’ils ne font pas partie de l’élite», a constaté Simon Côté, un des organisateurs de Hockey Libre. L’objectif est donc aussi de remettre sur leurs patins ces jeunes sportifs qui ont délaissé le sport organisé.
Au départ, le projet était limité à l’achat de chandails servant aux différentes glaces du secteur de l’arrondissement Les Rivières. Cinq patinoires étaient visées. Grâce à une fondation mise sur pied à la suite du Championnat mondial 2008 de la Fédération internationale de hockey sur glace, qui s’est déroulé à Québec en mai dernier, ceux-ci ont maintenant des gilets. Les équipes sont ainsi mieux différenciées sur la glace.
Cette façon d’organiser des matchs de hockey localement a vite fait des petits et on a vu éclore des «équipes» de quartier. Les organisateurs de Hockey Libre ont même vu naître chez les joueurs une certaine fierté, un sentiment d’appartenance à leur secteur. On compte maintenant 26 de ces glaces de quartier qui prennent part au phénomène.
Au-delà des dossards, Simon Côté, un des organisateurs de Hockey Libre, a le désir de créer un site de réseautage pour les amateurs de hockey – du type Facebook – afin de les mettre en lien. Celui qui travaille en marketing compte bien faire connaître cette vitrine afin d’en faire un phénomène provincial dès l’an prochain. Une tournée des villes du Québec jumelée à un tournoi est dans la mire de la petite organisation.
Ayant eu vent de ces évènements semi-organisés, deux équipes de Charlevoix ont même rejoint la Capitale le temps du Tournoi Hockey Libre Duberger-Les Saules qui s’est tenu à la fin février. Ils ont d’ailleurs eu gain de cause sur les Québécois, en fusillade.

