«Ça a super bien été», se réjouit celle qui avait échappé le titre l’an dernier. Sa saison de vélo va d’ailleurs très bien : Andréane est déjà assurée de remporter la Coupe du Québec, puisque son cumulatif est très fort. Le simple fait de se présenter à la course de Valcartier, les 5 et 6 septembre prochain, lui assurera ainsi le double titre de championne de la Coupe du Québec et championne du Québec.
Le titre canadien dans sa catégorie (cadette) lui a échappé de peu, cette année. L’athlète de 16 ans a terminé la course de Saguenay en deuxième position. «J’étais vraiment contente de ma course», d’indiquer celle qui a remporté le titre l’an dernier.
Eh oui. Ironiquement, Andréane avait été sacrée championne canadienne l’an dernier, mais le titre québécois lui avait échappé. Mais elle n’est pas déçue de laisser momentanément son dossard de championne canadienne : «C’est vraiment important d’avoir du plaisir encore», indique celle qui a été initiée au vélo de montagne à l’âge de 8 ans. «Je ne m’impose rien à part de pédaler vite».
Bien qu’il y ait une compétition entre les cyclistes, l’esprit de fraternité est tout de même fort. «Laurence Harvey (la fille de Pierre Harvey) est une très bonne amie. Elle est aussi ma plus grande compétitrice… Mais quand on entend «go!», on n’est plus amies. Sinon, il n’y aurait pas de rivalité», continue la loquace sportive.
C’est véritablement l’an prochain qu’Andréane pourra se mesurer aux plus grands, puisque qu’elle accèdera au niveau junior, équipe nationale et compétitions internationales comprises. Elle compte ainsi participer au Championnat mondial au Mont-Sainte-Anne, ce qui devrait être une formalité pour celle qui récolte les médailles comme des fruits mûrs. Elle souhaite d’ailleurs participer à la Coupe du Canada dès l’an prochain. Ses forces dans la montagne? «Je suis plutôt technicienne. J’ai des habiletés dans les segments où il y a des racines et dans les descentes», confie-t-elle. Elle devra ainsi améliorer l’aspect vitesse dans les bouts droits et les montées. «Ça va être une grosse préparation cet hiver. Le vélo stationnaire, je déteste! Je préfère le ski de fond et la raquette.» De son propre avis, elle est encore trop jeune pour participer aux entraînements plus au sud pendant l’hiver. Au Québec, il faut aller à l’école pour avoir droit aux subventions. Elle peut aussi compter sur l’aide de Lessard Bicycle et de sa dentiste, Céline Rochette, qui lui permettent d’effectuer les réparations nécessaires sur son vélo d’une valeur de plus de 2000$. Ces commanditaires lui permettent aussi de se concentrer sur son entraînement. On pourra d’ailleurs la croiser sur les sentiers de Saint-Émile, de Val-Bélair ou de Lac-Beauport, des coins qu’elle affectionne particulièrement.

