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Un déversement de piscine qui inquiète à Val-Bélair


Publié le 4 octobre 2017

La piscine vidée de la Base de plein air à Val-Bélair.

©(Photo TC Media – Geoffré Samson)

ENVIRONNEMENT. Le 5 septembre dernier, la piscine extérieure publique de la Base de plein air La Découverte à Val-Bélair aurait été vidée dans un ruisseau adjacent. Cette situation, qui survient d’année en année, semble inquiéter des résidents qui demeurent près de ce ruisseau.

Les vérifications effectuées auprès de la Ville de Québec ont permis d’apprendre qu’il serait tout à fait légal d’effectuer cette opération, mais, en respectant des règles strictes. Selon la règlementation de la Ville, pour qu’un tel déversement soit autorisé dans un égout pluvial ou un cours d’eau, la concentration de chlore doit être égale ou inférieure à un milligramme par litre d’eau (≤ 1 ppm).

Quant à la santé des gens, considérant le fait que les baigneurs nagent dans une eau chlorée à un taux qui se situe entre 1,5 et 2,2 ppm, aucune problématique n’est anticipée pour la santé de la population, mentionne un responsable de la Ville. De plus, ces produits volatils se dissipent très rapidement à l’extérieur.

« L’eau chlorée est un contaminant dans l’environnement », mentionne Frédéric Fournier, porte-parole régional du Ministère du Développement durable, de l'Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques. Ainsi, en vertu de l’article 20 de la Loi sur la qualité de l’environnement, elle ne peut être déversée directement dans un ruisseau, sans aucun traitement.

Le déversement du 5 septembre 2017, provenant de la piscine publique.
(Photo TC Media – Geoffré Samson)

« Une telle pratique peut causer préjudice à l’environnement et à la faune si elle n’est pas faite dans les règles de l’art », ajoute M. Fournier. Toutefois, il explique qu’une déchloration passive peut être faite, c'est-à-dire qu’après quelques jours sans ajouts de chlore, celui-ci se dissipe et se volatilise, l’eau peut alors être rejetée dans l’environnement. C’est ce que la Ville de Québec dit avoir fait dans le cas de la piscine de Val-Bélair.

D’ailleurs, le mois de septembre est souvent celui où les propriétaires de résidences préparent leur cour pour la prochaine saison, et la vidange de la piscine en fait partie. Cette eau à faible teneur chlorique est alors déversée dans la rue, se dirige vers les égouts, et n’aurait aucune conséquence néfaste.

La règlementation R.A.V.Q. 920 de la Ville de Québec explique les types de rejets acceptés dans le réseau d’égout.

Il est d’ailleurs prohibé d’y déverser des pesticides, du sable, des déchets d’animaux, des lingettes humides jetables, des colorants, et même de la cendre. Ce document permet de constater que certaines actions peuvent avoir des conséquences sur notre environnement et que le procédé de traitement des eaux usées municipal n’est pas en mesure de tout traiter.