La leçon de vie d’Anny Berthiaume


Publié le 6 mars 2013

25 ans à donner des conférences sur les thèmes de la résilience, de l’estime de soi et de la persévérance auront valu, à Anny Berthiaume, de recevoir la médaille du jubilé de diamant de la reine en décembre dernier. (Photo Viviane Asselin)

C’est une amie qui, la première, lui a demandé de présenter une conférence à son école. Bien des années plus tard, c’est son entourage qui l’a encouragée à écrire un livre, L’étincelle de la vie. C’est encore quelqu’un d’autre qui, récemment, a suggéré son nom pour la médaille du jubilé de diamant de la reine. Mais dans un cas comme dans l’autre – et comme toujours, du reste –, Anny Berthiaume a réagi en conformité avec ce qu’elle prêche depuis 25 ans: elle a foncé.

«J’ai appris la veille de la cérémonie de remise des médailles au Parlement que j’y étais invitée», raconte la résidente de Val-Bélair. Pas le temps de rendre visite à la coiffeuse ou de dévaliser les magasins. Qu’importe; fidèle à elle-même, elle y est allée en toute simplicité. Après tout, on lui remettait cette distinction pour reconnaître cette simplicité même, qui s’entend jusque dans le discours qu’elle sert à qui vient écouter ses conférences: il faut apprendre à s’accepter et à fournir les efforts nécessaires pour accomplir ce en quoi l'on croit.

Un message positif

Estime de soi, persévérance, résilience, confiance…: Anny Berthiaume s’exprime sur ces sujets en toute connaissance de cause. À six ans, un accident en camping la laissait avec des brûlures au troisième degré sur 55% de son corps. Un événement qui l’a transformée, se rappelle-t-elle. En mieux, s'entend: fini, son côté pleurnichard à l’idée d’aller chez le dentiste ou à la vue du sang. Elle a tourné le dos aux bobos de la vie pour se concentrer sur ce qui était important. «J’ai compris à six ans que ce qui compte, c’est le dedans et les gens qui t’entourent. L’important, c’est toi. Si tu t’aimes et que tu te fais confiance, on s’en fout de ce que les autres pensent.»

 

C’est le message qu’elle tient devant les élèves du primaire, du secondaire et les adultes qui assistent à ses conférences, tout en l’adaptant à son public. Auprès des plus jeunes, elle insiste sur la prévention contre les incendies et l’estime de soi; elle effleure les préoccupations des adolescents avec ceux-ci, dont la marginalité et l’intimidation; les adultes, elle les confronte à leurs préjugés. Elle constate d’ailleurs que, en 25 ans, rien n’a changé par rapport à ces préjugés. Au contraire, même: «trop de médias», juge-t-elle, qui nous ramènent aujourd’hui à une certaine idée – fausse – de la beauté et du bonheur.

 

La réticence qu’Anny Berthiaume perçoit davantage du côté des adultes à son égard la pousse, peut-être, à vouloir conquérir ce public. Du moins est-ce là le prochain défi qu’elle souhaiterait relever, dans la mesure où l’objectif de ses conférences, c’est de partager son expérience de vie avec le plus grand nombre de gens possible. En attendant, la Polyvalente de Charlesbourg l'accueillera du 18 au 21 mars prochain, où elle interviendra devant plusieurs classes.

Pour contacter Anny Berthiaume: http://www.annyberthiaume.com

 

Membre du Groupe Québec Hebdo