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Abandon du projet de pipeline Énergie Est


Publié le 5 octobre 2017

Le projet de pipeline Énergie Est de TransCanada ne se concrétisera pas.

©(Photo TC Media - Archives)

ENVIRONNEMENT. Les changements apportés au processus d'évaluation environnementale de l'Office national de l'énergie (ONÉ) ont eu raison de TransCanada, qui enterre son controversé projet d'oléoduc Énergie Est.

«À la suite d'une analyse approfondie des nouvelles exigences, nous ne poursuivrons pas les démarches», a fait savoir le président et chef de la direction de la société albertaine, Russ Girling, jeudi, par voie de communiqué.

Au début du mois de septembre, l'organisme fédéral avait accepté d'interrompre l'évaluation du projet pour une période de 30 jours à la suite d'une demande déposée par l'entreprise énergétique établie à Calgary.

L'ONÉ avait décidé d'élargir ce processus pour tenir compte de la production de gaz à effet de serre (GES) en amont et en aval du projet, donc non seulement durant la construction et l'exploitation de l'oléoduc, mais également pour les phases de production et de consommation du pétrole qui y circulerait.

La mise en service du projet évalué à 15,7G$ était prévue pour 2020. Ce tuyau d'environ 4600 kilomètres visait à acheminer quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux albertains jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en plus d'approvisionner les raffineries de Suncor à Montréal et de Valero à Lévis.

Retrait salué

Les organismes de protection de l'environnement n'ont pas tardé à saluer la décision de la pétrolière. Depuis le début, les opposants au projet craignaient des impacts graves sur les ressources vitales comme l'eau et la santé des gens le long du trajet du pipeline.

Le tuyau devant parcourir une grande partie du Québec aurait eu à enjamber plusieurs dizaines de rivières et contourner autant de plans d'eau. Il devait notamment traverser le fleuve Saint-Laurent, entre Saint-Augustin et Lévis, ce qui inquiétait particulièrement les élus et les résidents de ces municipalités.

(Avec la collaboration de François Cattapan)