Audrey Vaillancourt apprivoise la variété

L'athlète est à la retraite depuis le printemps


Publié le 4 février 2017

BIATHLON. Bien qu’elle ait accroché ses skis au printemps dernier, la biathlonienne ne s’ennuie pas. En fait, la pause n’a été que de courte durée.

Après l’annonce de sa retraite, peu de temps s’est écoulé entre la pause et le retour sur ses skis; deux mois, raconte la sportive. Ce qui devait se résumer à une visite aux jeunes du Club de biathlon Courcelette a pris une tournure qu’Audrey Vaillancourt n’avait pas envisagée au moment de prendre sa retraite. «Finalement je suis embarquée dans le bateau!», résume celle qui retourne au champ de tir chaque semaine pour agir comme entraîneuse auprès des jeunes.

Le besoin est grand, explique l’athlète, qui souligne qu’en biathlon, les coachs sont très recherchés, particulièrement pour le tir à la carabine. Or, si plusieurs athlètes retournent graviter dans les sphères de haut niveau après leur retraite, Audrey Vaillancourt est satisfaite de travailler auprès des jeunes. «Ils sont tellement contents d’être là et c’est récréatif», justifie celle qui préfère désormais coller l’étiquette «loisir» au biathlon, plutôt qu’«obligation».

Détachement

Avec son nouveau défi au Club Courcelette, ce n’est qu’à l’été dernier que la véritable coupure avec le monde de la compétition s’est faite pour Audrey Vaillancourt. Ce «temps mort» a été plus difficile, admet-elle, mais le «détachement» n’a pas trop été difficile. «J’avais un plan. Pour moi, ce n’était pas un saut dans le vide».

La reprise du baccalauréat en Traduction et du travail dans le domaine a facilité la chose, raconte l’athlète, qui en a aussi profité pour se lancer dans d’autres sports. «J’aime varier, maintenant que je peux faire ce que je veux, quand je veux!». La course à pied, l’escalade et le yoga se sont ainsi ajoutés à sa palette de sports.

L’athlète se réjouit par ailleurs de pouvoir s’engager dans le projet «Unis pour le sport» que son frère Maxime Lebœuf, champion du monde de raquette, vient de démarrer. L’idée est de permettre aux sportifs de tous âges de s’initier ou de parfaire leur technique dans une discipline, grâce au mentorat d’un athlète actif ou retraité.

Dans ce projet, comme dans son nouveau défi d’entraîneuse, la biathlonienne se satisfait en somme de pouvoir «redonner dans le sport».

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